POURQUOI PAS ?

POURQUOI PAS ?

Le Commandant Charcot Interrogeait ainsi tous les défis qu’il a entrepris comme yachtman, officier de marine en guerre et particulièrement pour l’exploration des pôles. Cette marque d’audace trempée d’espérance est celle qui est nécessaire à tout responsable d’ entreprise humaine quelque soit son importance. « Pourquoi pas » malgré les difficultés, les critiques, les attaques, entreprendre ce qui paraît nécessaire et juste ? « Pourquoi pas » faire pour le bien commun ce que la collectivité publique a abandonné à l’initiative d’une équipe ou de son responsable ? « Pourquoi pas » être responsable et prévenir le danger qui menace autrui, « Pourquoi pas » braver les questions légitimes, les critiques de ceux qui n’entreprennent rien, les insultes des Saint Just hirsutes du bourg que l’on n’a jamais vu à la tâche pour leur communauté ? « Pourquoi pas » accepter les insultes et même pire des instigateurs des dissentions et des conflits qu’ils font naître entre nous ?

« Pourquoi pas » devoir décider de détruire (et recycler) l’épave d’un ancien canot de sauvetage des HSB (ancêtre de la SNSM) qui a attendu plus de 20 ans son sauveur et restaurateur après que le Président de notre association en ait assuré la protection, le vidage et l’installation sur la grève pour permettre à une association, un entrepreneur, un enthousiaste ou un « Pourquoi pas » de restaurer le bateau ?

Ah ! combien de « marins » combien de « capitaines »

Ont  exposé  leur savoir sur la grève incertaine

Assené leurs éternels et inutiles YAKA FAUCON

Au risque de passer pour de vrais…

Combien d’associations des rives malouines

Nous ont exposé leurs prétentions mesquines

Sans sortir une seule pièce jaune de leur poche

Motoristes de tous poils et coteries des proches

Ces clubs très fermés n’ont rien fait pour sauver

le canot  « pourquoi pas » qu’ils ont abandonné

aux soins méticuleux des pilleurs incertains,

ils réclament aujourd’hui leur part  du butin.

Las ! la coque s’est ouverte et toute déchirée

 a fini par montrer ses entrailles blessées

et comme la maladie ronge tout ce qu’elle touche

notre canot bientôt allait finir en couche.

Abandonnée de tous ses prétendants, la belle sur le point  de mourir

 menaçait d’écraser ceux qui  la regardaient finir.

Alors « Pourquoi pas » lui donner une fin digne de ses immenses services

Et dire à tous que servir c’est dire aussi braver la bêtise.

Jean-Charles DEHAYE, Président de l’AABL