Les Epaves

Lire aussi à ce propos le récent billet d’humeur du Président

Il y a les épaves, peu nombreuses, qui peuvent faire le charme d’un lieu, ou de très jolies photos quand elles sont isolées et prises au soleil couchant…

 

En Bretagne la légende veut que les épaves meurent des coups de la mer et non pas de la main des hommes !

Mais la Rance n’est pas vraiment la mer, et quand elles s’accumulent d’années en années et que certaines deviennent de vrais dangers publics, il y a de quoi se révolter ! Certains endroits du domaine maritime sont le lieu où certains indélicats, n’arrivant pas à vendre ou à se débarrasser de  leurs trop vieux bateaux sans valeur vénale, les laissent à l’abandon. Ces lieux deviennent de véritables émonctoires et la Baie de la Landriais en prend dangereusement le chemin.

Le Décret n° 2015-458 du 23 avril 2015 relatif aux mesures nécessaires pour mettre fin au danger ou à l’entrave prolongée que présente un navire abandonné pourrait enfin permettre aux Préfets maritimes de prendre les mesures nécessaires pour les faire évacuer. Mais cela nécessite conviction et énergie de la part de celles et ceux qui se sentent concernés, pour des raisons administratives d’une part, financières d’autre part, même si un autre décret permet de prélever un % sur la vente de chaque bateau neuf aux fins d’alimenter un fond qui devrait assurer le financement de l’évacuation et de la destruction des épaves les plus dangereuses et/ou dysgracieuses.

L’AABL est partie en guerre contre les épaves qui polluent le paysage de la baie. Ce combat a du reste été l’un des thèmes des Journées Européennes du Patrimoine 2017 au sein de l’association: « Sus aux épaves », un atelier imaginé et animé par Elisabeth CACNAT qui proposait aux visiteurs de fabriquer des « Epouvantails à épaves ». Idée symbolique certes, mais qui a peut-être permis un début de prise de conscience du problème. Un concours est prévu en 2018 pour permettre à ceux qui ne se sont pas encore exprimés de le faire en toute convivialité.

 

Le problème ne touche pas seulement la baie de la Landriais mais tous les rivages de la Rance et il serait souhaitable que nous arrivions à nous unir, toutes associations confondues, pour mener la lutte de façon coordonnée et efficace.Toutes les idées et les bonnes volontés sont les bienvenues. Vous pouvez nous contacter en cliquant ICI

Un espoir malgré tout, la mobilisation de certains semble avoir porté ses fruits et une filière est sur le point de voir le jour. Pour en savoir plus…