Les Epaves

2021: l’année de tous les espoirs !

Il y a les épaves, peu nombreuses, qui peuvent faire le charme d’un lieu, ou de très jolies photos quand elles sont isolées et prises au soleil couchant…

 

En Bretagne la légende veut que les épaves meurent des coups de la mer et non pas de la main des hommes. 

Mais la Rance n’est pas vraiment la mer et les bateaux ne sont plus en bois. Quand les épaves de toutes sortes s’accumulent d’années en années et que certaines deviennent de vrais dangers publics, il y a de quoi se révolter ! Certains endroits du domaine maritime sont le lieu où certains indélicats, n’arrivant pas à vendre ou à se débarrasser de  leurs trop vieux bateaux sans valeur vénale, les laissent à l’abandon. Ces lieux deviennent de véritables émonctoires et la Baie de la Landriais en prenait dangereusement le chemin.

Depuis 2012, l’AABL est partie en guerre contre les épaves qui polluent notre baie.

Ce combat a été l’un des thèmes de nos Journées Européennes du Patrimoine 2017 : « Sus aux épaves », un atelier imaginé et animé par Elisabeth CACNAT qui proposait aux visiteurs de fabriquer des « Epouvantails à épaves ». Idée symbolique certes, mais qui a peut-être permis un début de prise de conscience du problème.

Le Décret n° 2015-458 du 23 avril 2015 relatif aux mesures nécessaires pour mettre fin au danger ou à l’entrave prolongée que présente un navire abandonné permet enfin aux Préfets maritimes de prendre les mesures nécessaires pour les faire évacuer.

Un autre décret permet désormais de prélever une éco-taxe sur la vente de chaque bateau neuf, aux fins d’alimenter un fond qui assure le financement de la destruction des bateaux en fin de vie.

En 2019, la déconstruction de ces bateaux est de ce fait devenue gratuite grâce à la création de la filière APER. Plus d’excuses pour laisser mourir son navire sur le territoire maritime !

Enfin, après un combat de 8 années, enfin une bonne nouvelle: la DDTM a fait procéder le 26 Octobre 2020 à l’enlèvement des 10 premières épaves polluantes ou dangereuses.

Nous en avons profité pour faire évacuer 3 épaves qui étaient sur notre AOT (autorisation d’occupation temporaire) pour la somme de 1300€. Votre participation financière nous est vraiment nécessaire et nous vous invitons à faire un don à l’association, déductible de vos impôts sur la base de 66%, en cliquant ICI

L’épave de la « Belle de Dinan », qui pose des problèmes délicats depuis qu’elle ne flotte plus, devrait disparaitre au cours de l’année 2021 !

Les réactions à cette action de destruction-évacuation sont mitigées. Même si la grande majorité d’entre elles sont plutôt positives, voire très positives, un certain nombre de personnes qui pouvaient penser que la baie de la Landriais était identifiée, à tort, comme un cimetière de bateaux, regrettent la disparition de certaines de ces épaves. Il est vrai que celle du vieux thonier en bois nous chagrine tous, mais ce bateau était en « phase terminale » prêt à s’effondrer sur lui-même et devenu très dangereux et en tous cas considérée comme tel par les pouvoirs publics. 

Les journaux en ont parlé, cliquer ICI pour accéder aux coupures de presse.